Tous les articles
Solidarité financière

Les enseignants du primaire en résistance sont parfois sanctionnés par des retraits de salaire. Vous pouvez participer solidairement pour compenser ces sanctions financières:


voir ICI
 ↑  
Archives

Vous trouverez ici les archives des actions passées.

 ↑  
Recherche
Recherche
Nouvelles des Amis - R I R E

Réseau Informel de Réflexion sur l'Education


Voir ensemble dans quel état d'esprit instruire et éduquer les jeunes pour qu'ils s'épanouissent et réalisent leur équilibre individuel, fondement de l'équilibre social


LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - témoignage d'une ATSEM  Voir?

Par Delphine (agent spécialisé des écoles maternelle) 

Suite à un remplacement d'ATSEM au sein d'une classe de maternelle, durant la période Covid, j'ai pu connaître en même temps que certains enfants la méthode de Professeur Hibou*.
Avec un peu de recul, je me suis rendue compte que les enfants ont pu s'identifier au personnage dès la première écoute de l'histoire. Et grâce à cela, se rendre compte de l'importance de n’écouter pas seulement sa tête et ses décisions plus impulsives mais plutôt d'écouter son cœur pour essayer de faire les meilleurs choix possibles dans les situations où ils pourront être amenés tout au long de leur vie scolaire mais aussi de leur vie privée.
J'avoue avoir été surprise moi-même de certaines décisions que j'aurais pu prendre auparavant sans me soucier de certaines répercussions, mais depuis cette écoute, je réfléchis à deux fois avant de faire des choix. J'essaie d'écouter davantage mon cœur pour mon bien être personnel mais aussi pour celui de mon entourage.
Je trouve que cette méthode est tout à fait incroyable car même des enfants en difficulté ont réussi à saisir les valeurs de cette histoire. Et j'espère que dans un futur proche chaque classe allant de maternelle au primaire pourra s’en instruire pour notre future génération. Car de voir des enfants se remettre en question et trouver la meilleure solution à leur jeune âge, je trouve sincèrement que c'est un exemple à suivre tout au long d'une vie.

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

>> publié sur le site de VIVRE LIBRE

... / ... Lire la suite

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - témoignage d'une ATSEM  Voir?

Par Delphine (agent spécialisé des écoles maternelle) 

Suite à un remplacement d'ATSEM au sein d'une classe de maternelle, durant la période Covid, j'ai pu connaître en même temps que certains enfants la méthode de Professeur Hibou*.
Avec un peu de recul, je me suis rendue compte que les enfants ont pu s'identifier au personnage dès la première écoute de l'histoire. Et grâce à cela, se rendre compte de l'importance de n’écouter pas seulement sa tête et ses décisions plus impulsives mais plutôt d'écouter son cœur pour essayer de faire les meilleurs choix possibles dans les situations où ils pourront être amenés tout au long de leur vie scolaire mais aussi de leur vie privée.
J'avoue avoir été surprise moi-même de certaines décisions que j'aurais pu prendre auparavant sans me soucier de certaines répercussions, mais depuis cette écoute, je réfléchis à deux fois avant de faire des choix. J'essaie d'écouter davantage mon cœur pour mon bien être personnel mais aussi pour celui de mon entourage.
Je trouve que cette méthode est tout à fait incroyable car même des enfants en difficulté ont réussi à saisir les valeurs de cette histoire. Et j'espère que dans un futur proche chaque classe allant de maternelle au primaire pourra s’en instruire pour notre future génération. Car de voir des enfants se remettre en question et trouver la meilleure solution à leur jeune âge, je trouve sincèrement que c'est un exemple à suivre tout au long d'une vie.

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

>> publié sur le site de VIVRE LIBRE

Fermer

(15/08/2021 @ 12:20)

http://reseaueducation.blogspot.com/2021/08/blog-post.html

«  Ceux qui sont prêts à concéder une part de leurs libertés essentielles pour des raisons de sécurité ne méritent ni la liberté ni la sécurité.  »    (Benjamin Franklin, homme d’Etat et physicien américain, 1706-1790)

... / ... Lire la suite

http://reseaueducation.blogspot.com/2021/08/blog-post.html

«  Ceux qui sont prêts à concéder une part de leurs libertés essentielles pour des raisons de sécurité ne méritent ni la liberté ni la sécurité.  »    (Benjamin Franklin, homme d’Etat et physicien américain, 1706-1790)

Fermer

(01/08/2021 @ 19:00)

Unicef: «Les fermetures d’écoles ont des conséquences dévastatrices sur l’apprentissage et le bien-être des enfants »  Voir?

traduction par Horizon & débats

Le 3 février 2021, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a publié une étude sur l’ampleur et les conséquences des fermetures d’écoles à la suite de la pandémie du Corona, en particulier dans les pays les plus pauvres. Dans un communiqué de presse publié le même jour par l’Unicef Allemagne, il est dit: «Les écoles sont complètement fermées pour plus de 168 millions d’enfants dans le monde depuis près d’un an, en raison des confinements dus à la pandémie de Covid-19. 214 millions d’enfants – soit un enfant sur sept – ont manqué plus des trois quarts de leurs cours.» Le communiqué de presse poursuit ainsi: «Les deux tiers de ces pays appartiennent à l’Amérique latine et aux Caraïbes, avec près de 98 millions d’écoliers. Parmi les 14 pays d’Amérique latine, les écoles du Panama ont été fermées la plupart des jours, suivies par celles du Salvador, du Bangladesh et de la Bolivie.»

Selon le communique de presse, «les fermetures d’écoles ont des conséquences dévastatrices sur l’apprentissage et le bien-être des enfants. Les enfants les plus vulnérables et ceux qui n’ont pas accès à l’enseignement à distance courent un risque accru de ne jamais retourner à l’école et d’être contraints de se marier ou de travailler. Selon des données récentes de l’Unesco,plus de 888 millions d’enfants dans le monde voient leur éducation compromise par les fermetures totales ou partielles d’écoles. Pour la majorité des enfants, les écoles sont des lieux où ils peuvent interagir avec leurs pairs, recevoir un soutien, accéder aux services de santé et aux vaccinations et obtenir un repas nourrissant. Plus longtemps les écoles restent fermées, plus longtemps les enfants sont privés des éléments essentiels dont ils ont besoin pour bien grandir.»

Les chiffres donnés par l’Unicef n’indiquent pas toute l’ampleur des fermetures d’écoles. Par exemple, les chiffres ne sont pas disponibles pour l’Afrique de l’Est, du Sud, de l’Ouest et centrale. L’Unicef appelle les pays touchés à faire tout leur possible pour rouvrir les écoles dès que possible.


>> article en bas de la page

... / ... Lire la suite

Unicef: «Les fermetures d’écoles ont des conséquences dévastatrices sur l’apprentissage et le bien-être des enfants »  Voir?

traduction par Horizon & débats

Le 3 février 2021, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a publié une étude sur l’ampleur et les conséquences des fermetures d’écoles à la suite de la pandémie du Corona, en particulier dans les pays les plus pauvres. Dans un communiqué de presse publié le même jour par l’Unicef Allemagne, il est dit: «Les écoles sont complètement fermées pour plus de 168 millions d’enfants dans le monde depuis près d’un an, en raison des confinements dus à la pandémie de Covid-19. 214 millions d’enfants – soit un enfant sur sept – ont manqué plus des trois quarts de leurs cours.» Le communiqué de presse poursuit ainsi: «Les deux tiers de ces pays appartiennent à l’Amérique latine et aux Caraïbes, avec près de 98 millions d’écoliers. Parmi les 14 pays d’Amérique latine, les écoles du Panama ont été fermées la plupart des jours, suivies par celles du Salvador, du Bangladesh et de la Bolivie.»

Selon le communique de presse, «les fermetures d’écoles ont des conséquences dévastatrices sur l’apprentissage et le bien-être des enfants. Les enfants les plus vulnérables et ceux qui n’ont pas accès à l’enseignement à distance courent un risque accru de ne jamais retourner à l’école et d’être contraints de se marier ou de travailler. Selon des données récentes de l’Unesco,plus de 888 millions d’enfants dans le monde voient leur éducation compromise par les fermetures totales ou partielles d’écoles. Pour la majorité des enfants, les écoles sont des lieux où ils peuvent interagir avec leurs pairs, recevoir un soutien, accéder aux services de santé et aux vaccinations et obtenir un repas nourrissant. Plus longtemps les écoles restent fermées, plus longtemps les enfants sont privés des éléments essentiels dont ils ont besoin pour bien grandir.»

Les chiffres donnés par l’Unicef n’indiquent pas toute l’ampleur des fermetures d’écoles. Par exemple, les chiffres ne sont pas disponibles pour l’Afrique de l’Est, du Sud, de l’Ouest et centrale. L’Unicef appelle les pays touchés à faire tout leur possible pour rouvrir les écoles dès que possible.


>> article en bas de la page

Fermer

(01/08/2021 @ 18:17)

Aider un enfant à prendre confiance en lui : les conseils de trois grands philosophes  Voir?

Les années 2020 et 2021 auront été, pour les écoliers comme pour les étudiants, des années « chahutées », pour ne pas dire « noires ». Les fortes perturbations dues à la pandémie ont généré beaucoup de stress, provoqué de la détresse psychologique, et fragilisé psychiquement un grand nombre d’enfants, et de jeunes. Dans ces conditions, les parents peuvent-ils caresser l’espoir de redonner confiance en eux à leurs enfants ? Et comment faudrait-il s’y prendre ? Trois grands philosophes nous paraissent apporter de précieux conseils. Écoutons-les.


Par Charles Hadji - Professeur honoraire (Sciences de l’éducation), Université Grenoble Alpes (UGA). Un article repris du site THE CONVERSATION

Le conseil de Descartes : combattre l’indécision

On retient en général de Descartes qu’il est le philosophe du doute systématique. S’il décide en effet de rejeter « comme absolument faux tout ce en quoi {il} pourrait imaginer le moindre doute », c’est afin de trouver « quelque chose qui fut entièrement indubitable ».

Toute son entreprise est motivée par le « désir d’apprendre à distinguer le vrai d’avec le faux, pour voir clair en {ses} actions, et marcher avec assurance en cette vie ».

Or, si le doute est une nécessité pour la réflexion philosophique qui, dans sa recherche de la vérité, doit pouvoir déraciner l’erreur, il est un obstacle pour l’action, qui « ne souffre souvent aucun délai ». C’est afin de ne pas demeurer irrésolu en ses actions pendant que la raison l’obligerait de l’être en ses jugements, que Descartes s’est doté d’une « morale par provision ». Sa seconde maxime, « être le plus ferme et le plus résolu en mes actions que je pourrais », exprime une condamnation radicale de l’irrésolution.

L’irrésolution est la marque des « esprits faibles et chancelants ». C’est en acquérant force et fermeté d’esprit que les enfants prendront confiance en eux. Il faut savoir prendre des décisions, même si elles ne sont fondées que sur des opinions, douteuses par nature ; et les mettre en application, même si cela entraîne des efforts importants, et exige une persévérance qui ne va pas toujours de soi.

On peut commencer simplement, en période de confinement : accompagner son enfant dans l’élaboration d’un emploi du temps, et être vigilant quant à son respect. Il n’y a pas de petite décision, pour qui est capable de la prendre. Et la constance dans l’effort est la clé de la réussite qui donnera confiance [...]


>> Lire la suite

... / ... Lire la suite

Aider un enfant à prendre confiance en lui : les conseils de trois grands philosophes  Voir?

Les années 2020 et 2021 auront été, pour les écoliers comme pour les étudiants, des années « chahutées », pour ne pas dire « noires ». Les fortes perturbations dues à la pandémie ont généré beaucoup de stress, provoqué de la détresse psychologique, et fragilisé psychiquement un grand nombre d’enfants, et de jeunes. Dans ces conditions, les parents peuvent-ils caresser l’espoir de redonner confiance en eux à leurs enfants ? Et comment faudrait-il s’y prendre ? Trois grands philosophes nous paraissent apporter de précieux conseils. Écoutons-les.


Par Charles Hadji - Professeur honoraire (Sciences de l’éducation), Université Grenoble Alpes (UGA). Un article repris du site THE CONVERSATION

Le conseil de Descartes : combattre l’indécision

On retient en général de Descartes qu’il est le philosophe du doute systématique. S’il décide en effet de rejeter « comme absolument faux tout ce en quoi {il} pourrait imaginer le moindre doute », c’est afin de trouver « quelque chose qui fut entièrement indubitable ».

Toute son entreprise est motivée par le « désir d’apprendre à distinguer le vrai d’avec le faux, pour voir clair en {ses} actions, et marcher avec assurance en cette vie ».

Or, si le doute est une nécessité pour la réflexion philosophique qui, dans sa recherche de la vérité, doit pouvoir déraciner l’erreur, il est un obstacle pour l’action, qui « ne souffre souvent aucun délai ». C’est afin de ne pas demeurer irrésolu en ses actions pendant que la raison l’obligerait de l’être en ses jugements, que Descartes s’est doté d’une « morale par provision ». Sa seconde maxime, « être le plus ferme et le plus résolu en mes actions que je pourrais », exprime une condamnation radicale de l’irrésolution.

L’irrésolution est la marque des « esprits faibles et chancelants ». C’est en acquérant force et fermeté d’esprit que les enfants prendront confiance en eux. Il faut savoir prendre des décisions, même si elles ne sont fondées que sur des opinions, douteuses par nature ; et les mettre en application, même si cela entraîne des efforts importants, et exige une persévérance qui ne va pas toujours de soi.

On peut commencer simplement, en période de confinement : accompagner son enfant dans l’élaboration d’un emploi du temps, et être vigilant quant à son respect. Il n’y a pas de petite décision, pour qui est capable de la prendre. Et la constance dans l’effort est la clé de la réussite qui donnera confiance [...]


>> Lire la suite

Fermer

(01/08/2021 @ 18:10)

ECO-projet - Natures Extraordinaires : École de la forêt et pédagogie du dehors  Voir?

Initié par Delphine Pinson, le projet Natures Extraordinaires s'inspire des modèles des écoles de la forêt développés un peu partout dans le monde : en Allemagne (Waldkindergarten), en Angleterre (Forest School) ou encore aux États-Unis (Mouvement Method : apprentissage en milieu naturel adapté aux enfants avec autisme).


 

... / ... Lire la suite

ECO-projet - Natures Extraordinaires : École de la forêt et pédagogie du dehors  Voir?

Initié par Delphine Pinson, le projet Natures Extraordinaires s'inspire des modèles des écoles de la forêt développés un peu partout dans le monde : en Allemagne (Waldkindergarten), en Angleterre (Forest School) ou encore aux États-Unis (Mouvement Method : apprentissage en milieu naturel adapté aux enfants avec autisme).


 

Fermer

(01/08/2021 @ 18:02)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : mise en pratique à l'école (1)  Voir?

 


Comment les élèves qui connaissent
« La leçon de Professeur Hibou » la mettent en application ? Témoignages d’enfants de maternelle.

 

E. (fille de 5 ans) embrasse T. (garçon de 4 ans) de force, jusqu’à le faire tomber par terre ! La maîtresse l’invite à demander à son cœur si c’est bien. Elle commence par discuter : « Il me plaît beaucoup ! », puis elle obtempère, elle fait le silence en elle et sent que ce n’est pas bien. Elle a tenté de recommencer une fois, la maîtresse lui a rappelé ce qu’elle avait senti dans son cœur et ça a été terminé.

 

J. est un enfant trisomique. L’empathie s’éveille :

 

  •       L. : Si quelque chose est dur pour J., il faut l’aider. 
  •      B. : J’aide tout le temps les petits. Mon cœur me dit tout le temps d’aider les petits.
 
  •    G. : Mon cœur m’a dit qu’il en avait marre que je sois à côté de S. (ces deux enfants ont    tendance à s’exciter quand ils sont ensemble).

... / ... Lire la suite

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : mise en pratique à l'école (1)  Voir?

 


Comment les élèves qui connaissent
« La leçon de Professeur Hibou » la mettent en application ? Témoignages d’enfants de maternelle.

 

E. (fille de 5 ans) embrasse T. (garçon de 4 ans) de force, jusqu’à le faire tomber par terre ! La maîtresse l’invite à demander à son cœur si c’est bien. Elle commence par discuter : « Il me plaît beaucoup ! », puis elle obtempère, elle fait le silence en elle et sent que ce n’est pas bien. Elle a tenté de recommencer une fois, la maîtresse lui a rappelé ce qu’elle avait senti dans son cœur et ça a été terminé.

 

J. est un enfant trisomique. L’empathie s’éveille :

 

  •       L. : Si quelque chose est dur pour J., il faut l’aider. 
  •      B. : J’aide tout le temps les petits. Mon cœur me dit tout le temps d’aider les petits.
 
  •    G. : Mon cœur m’a dit qu’il en avait marre que je sois à côté de S. (ces deux enfants ont    tendance à s’exciter quand ils sont ensemble).

Fermer

(16/07/2021 @ 15:58)

http://reseaueducation.blogspot.com/2021/07/blog-post.html

«  Il n'y a plus ni enseignement ni éducation là où il n'y a plus de liberté de penser et la sécurité de la parole. Qui n'est pas un homme libre n'est pas un éducateur. Credo d'église ou credo d'Etat, c'est également la mort de l'esprit.  »  ( Ferdinand Buisson, philosophe, pédagogue et homme politique, 1841-1932)

... / ... Lire la suite

http://reseaueducation.blogspot.com/2021/07/blog-post.html

«  Il n'y a plus ni enseignement ni éducation là où il n'y a plus de liberté de penser et la sécurité de la parole. Qui n'est pas un homme libre n'est pas un éducateur. Credo d'église ou credo d'Etat, c'est également la mort de l'esprit.  »  ( Ferdinand Buisson, philosophe, pédagogue et homme politique, 1841-1932)

Fermer

(01/07/2021 @ 18:40)

Communiqué sur la vaccination des enfants et adolescents  Voir?


Par  le collectif EDUCATION POUR LE BIEN DE L'ENFANT

Nous sommes le collectif des professionnels de l’éducation « Éducation pour le Bien des Enfants ». Nous avons rédigé un Manifeste dans lequel nous nous opposons aux mesures sanitaires imposées dans les lieux d’éducation.

Actuellement, plusieurs signaux nous alertent sur le rôle que l’État souhaite faire jouer aux enseignants dans le cadre de la campagne de vaccination.

Tout d’abord, le Conseil d’Orientation de Stratégie vaccinale (COSV) indique dans son rapport du 11 mai 2021 la nécessité de vacciner largement les enfants : « Idéalement, la vaccination des enfants devra être réalisée en milieu scolaire», page 11.

Le 10 juin 2021, le directeur général de L’AMF (Association des Maires de France) a envoyé un courrier en ce sens à destination des présidents d’intercommunalité : " À partir de septembre, le ministère de la santé souhaite s’appuyer sur les établissements scolaires pour mener des campagnes d’information et de sensibilisation à la vaccination, destinées aux enfants et adolescents ".

Le ministère de l’Éducation nationale se lance dans une campagne assumée d’appel à la vaccination par des mises en œuvre de dispositifs spécifiques dans les établissements scolaires et par un affichage massif : " Pour un été et une rentrée en toute sérénité on se fait vacciner ".

Le ministère de l’Éducation nationale invite dès aujourd’hui les enseignants à organiser des débats en classe sur le sujet de « l’hésitation vaccinale ». Or :
les fiches institutionnelles distribuées aux professeurs sont construites de manière biaisée afin d’obtenir le consentement des enfants et adolescents et non à les amener à garder leur libre-arbitre. Les mots sont amenés de façon à ne laisser qu’une seule porte de sortie valable (aller se faire vacciner) tout en faisant croire que le choix vient des élèves eux-mêmes [...]

... / ... Lire la suite

Communiqué sur la vaccination des enfants et adolescents  Voir?


Par  le collectif EDUCATION POUR LE BIEN DE L'ENFANT

Nous sommes le collectif des professionnels de l’éducation « Éducation pour le Bien des Enfants ». Nous avons rédigé un Manifeste dans lequel nous nous opposons aux mesures sanitaires imposées dans les lieux d’éducation.

Actuellement, plusieurs signaux nous alertent sur le rôle que l’État souhaite faire jouer aux enseignants dans le cadre de la campagne de vaccination.

Tout d’abord, le Conseil d’Orientation de Stratégie vaccinale (COSV) indique dans son rapport du 11 mai 2021 la nécessité de vacciner largement les enfants : « Idéalement, la vaccination des enfants devra être réalisée en milieu scolaire», page 11.

Le 10 juin 2021, le directeur général de L’AMF (Association des Maires de France) a envoyé un courrier en ce sens à destination des présidents d’intercommunalité : " À partir de septembre, le ministère de la santé souhaite s’appuyer sur les établissements scolaires pour mener des campagnes d’information et de sensibilisation à la vaccination, destinées aux enfants et adolescents ".

Le ministère de l’Éducation nationale se lance dans une campagne assumée d’appel à la vaccination par des mises en œuvre de dispositifs spécifiques dans les établissements scolaires et par un affichage massif : " Pour un été et une rentrée en toute sérénité on se fait vacciner ".

Le ministère de l’Éducation nationale invite dès aujourd’hui les enseignants à organiser des débats en classe sur le sujet de « l’hésitation vaccinale ». Or :
les fiches institutionnelles distribuées aux professeurs sont construites de manière biaisée afin d’obtenir le consentement des enfants et adolescents et non à les amener à garder leur libre-arbitre. Les mots sont amenés de façon à ne laisser qu’une seule porte de sortie valable (aller se faire vacciner) tout en faisant croire que le choix vient des élèves eux-mêmes [...]

Fermer

(01/07/2021 @ 18:28)

Manifeste pour les enfants  Voir?

Rédigé le 15 décembre 2020 par un Collectif de professionnels de santé spécialisés en pédiatrie.


Nous sommes des professionnels de santé spécialisés dans le domaine de l’enfance, réunis au sein du collectif Reinfocovid.
Nous souhaitons informer quant aux risques liés aux conditions actuelles d’accueil des enfants en structures petite enfance et à l’école, ainsi qu’à l’impact des mesures imposés sur le développement des enfants.

Nous pensons que « l’intérêt supérieur de l’enfant doit toujours primer ».

Ainsi, il nous semble primordial de rappeler que les enfants ont des droits et des besoins fondamentaux, qui assurent leur bon développement et leur santé. L’entrave de ces besoins peut impliquer l’altération de leur intégrité physique ou psychique. Chaque décision concernant l’enfant doit donc se faire au regard de ses besoins fondamentaux, tel que le rappelle également la Loi.

Actuellement, nous pensons ces droits bafoués.

Au vu de notre expertise et de nos connaissances nous vous proposons une réflexion alternative [...]


>> Lire la suite

... / ... Lire la suite

Manifeste pour les enfants  Voir?

Rédigé le 15 décembre 2020 par un Collectif de professionnels de santé spécialisés en pédiatrie.


Nous sommes des professionnels de santé spécialisés dans le domaine de l’enfance, réunis au sein du collectif Reinfocovid.
Nous souhaitons informer quant aux risques liés aux conditions actuelles d’accueil des enfants en structures petite enfance et à l’école, ainsi qu’à l’impact des mesures imposés sur le développement des enfants.

Nous pensons que « l’intérêt supérieur de l’enfant doit toujours primer ».

Ainsi, il nous semble primordial de rappeler que les enfants ont des droits et des besoins fondamentaux, qui assurent leur bon développement et leur santé. L’entrave de ces besoins peut impliquer l’altération de leur intégrité physique ou psychique. Chaque décision concernant l’enfant doit donc se faire au regard de ses besoins fondamentaux, tel que le rappelle également la Loi.

Actuellement, nous pensons ces droits bafoués.

Au vu de notre expertise et de nos connaissances nous vous proposons une réflexion alternative [...]


>> Lire la suite

Fermer

(01/07/2021 @ 18:21)

Bons élèves avant la pandémie, des lycéens racontent leur décrochage : "Moi qui aimais tant aller en cours, je n'y arrive plus"  Voir?

Ils terminent une deuxième année scolaire rendue chaotique par le Covid-19 et les mesures sanitaires, entre cours au lycée et à la maison. De quoi entamer leur motivation, faire chuter leurs notes et provoquer angoisses ou phobie scolaire.


Par Guillemette Jeannot

"Depuis la rentrée de septembre, je vis au jour le jour", souffle Shirelle, 18 ans, en terminale sport-étude dans un lycée de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Avec la pandémie de Covid-19, la jeune fille n'arrive plus à s'accrocher à ses projets d'avenir ni à se projeter dans quoi ce que soit. Comme elle, plus de deux millions de lycéens jonglent depuis des mois entre cours à la maison, retours en classe et une liste sans fin de devoirs à rendre. L'enchaînement des couvre-feux et autres confinements a également mis en suspens leur vie sociale naissante.

Ces contraintes sanitaires ont aggravé la situation d'élèves déjà en rupture scolaire. Le ministère de l'Education nationale rapporte à franceinfo que, pour l'année 2020, "le corps enseignant a perdu de vue 10% des élèves en collèges et lycées et 18% des élèves en lycées professionnels." Mais elles fragilisent aussi des élèves qui jusque-là n'avaient pas rencontré de difficultés particulières. Parmi eux, Shirelle, Pauline*, Isaure, Emilie, Rose et Thibaut*. Crises d'angoisse, anxiété ou encore insomnies sont apparues chez ces adolescents en perte de repères. Ils ont répondu à l'appel à témoignages de franceinfo et décrivent, à l'occasion de la reprise des cours en demi-jauge lundi 3 mai, un tableau bien sombre dans lequel ils vivent depuis plusieurs mois.

"Nos vies se résument à travailler, dormir, travailler"

C'est un cercle infernal qui semble s'être abattu sur ces adolescents. "Entre confinement et déconfinement, entre période de stress puis de relâchement, je suis dans une instabilité permanente", souligne Shirelle. Cette sportive de haut niveau en tir à l'arc a perdu toute motivation loin de la salle d'entraînement qu'elle fréquentait jusqu'à six heures par jour. Jusqu'à fin septembre 2020, elle n'avait aucun problème avec "le niveau des cours, les devoirs et les attentes des professeurs". Mais les protocoles sanitaires renforcés ont changé la donne [...]


>> Lire la suite

... / ... Lire la suite

Bons élèves avant la pandémie, des lycéens racontent leur décrochage : "Moi qui aimais tant aller en cours, je n'y arrive plus"  Voir?

Ils terminent une deuxième année scolaire rendue chaotique par le Covid-19 et les mesures sanitaires, entre cours au lycée et à la maison. De quoi entamer leur motivation, faire chuter leurs notes et provoquer angoisses ou phobie scolaire.


Par Guillemette Jeannot

"Depuis la rentrée de septembre, je vis au jour le jour", souffle Shirelle, 18 ans, en terminale sport-étude dans un lycée de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Avec la pandémie de Covid-19, la jeune fille n'arrive plus à s'accrocher à ses projets d'avenir ni à se projeter dans quoi ce que soit. Comme elle, plus de deux millions de lycéens jonglent depuis des mois entre cours à la maison, retours en classe et une liste sans fin de devoirs à rendre. L'enchaînement des couvre-feux et autres confinements a également mis en suspens leur vie sociale naissante.

Ces contraintes sanitaires ont aggravé la situation d'élèves déjà en rupture scolaire. Le ministère de l'Education nationale rapporte à franceinfo que, pour l'année 2020, "le corps enseignant a perdu de vue 10% des élèves en collèges et lycées et 18% des élèves en lycées professionnels." Mais elles fragilisent aussi des élèves qui jusque-là n'avaient pas rencontré de difficultés particulières. Parmi eux, Shirelle, Pauline*, Isaure, Emilie, Rose et Thibaut*. Crises d'angoisse, anxiété ou encore insomnies sont apparues chez ces adolescents en perte de repères. Ils ont répondu à l'appel à témoignages de franceinfo et décrivent, à l'occasion de la reprise des cours en demi-jauge lundi 3 mai, un tableau bien sombre dans lequel ils vivent depuis plusieurs mois.

"Nos vies se résument à travailler, dormir, travailler"

C'est un cercle infernal qui semble s'être abattu sur ces adolescents. "Entre confinement et déconfinement, entre période de stress puis de relâchement, je suis dans une instabilité permanente", souligne Shirelle. Cette sportive de haut niveau en tir à l'arc a perdu toute motivation loin de la salle d'entraînement qu'elle fréquentait jusqu'à six heures par jour. Jusqu'à fin septembre 2020, elle n'avait aucun problème avec "le niveau des cours, les devoirs et les attentes des professeurs". Mais les protocoles sanitaires renforcés ont changé la donne [...]


>> Lire la suite

Fermer

(01/07/2021 @ 18:13)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (30)  Voir?


Par Christophe (papa de A., 6 ans)


J'ai pu voir en quelques mois les progrès qu'elle a pu faire par l'adhésion à votre méthode d'enseignement. Je vous en remercie grandement.
Je pense que dans notre interaction ma fille utilise en particulier deux outils : la respiration et Professeur Hibou. Dans les deux cas, je dois souligner qu'elle fait appel à vos méthodes lorsque nous sommes en conflit. Ce qui me pousse à faire de même avec elle dans une certaine réciprocité.

La respiration :

Quand nous travaillons ensemble sur la lecture, l'écriture ou le calcul et que je perds patience quand elle ne se concentre pas ou qu'elle ne s'applique pas - situation malheureusement un peu fréquente. Elle a très souvent recours au stratagème suivant pour faire baisser la tension qu'elle sent poindre en moi : "Attends papa, je me concentre ! ". Elle fait quelques respirations accompagnées du mouvement de la main soulignant le chemin de l'air vers son ventre en me regardant dans les yeux pour souligner le sérieux de son action. Cela m'amuse et on repart sur quelque chose de plus détendu. Malheureusement pour elle cela ne marche pas toujours, j'ai mauvais caractère !

Professeur Hibou :

Le bien ou le mal ! C'est l'outil que NOUS utilisons lorsque ma fille ou moi-même estimons que l'un ou l'autre a effectué une mauvaise action. Pour ma part, je l'utilise quand les conflits avec son frère en viennent aux mains. Alix, ne fait pas appel vraiment au Professeur Hibou, elle me dit toujours : " Regarde dans ton cœur papa, est-ce que c'est bien ce que tu as fait ? ". Elle y a recours quasiment uniquement face à une situation qu'elle estime injuste.
Ce qui m'amuse beaucoup, c'est comment son petit frère s'en est emparé. Il a eu deux fois recours aux mêmes propos que sa sœur dans des situations analogues. Mimétisme ou compréhension de l'histoire que nous avait racontée sa sœur ?

Je dois avouer que progressivement par manque de continuité cette pratique diminue entre nous. J'en suis un peu responsable. Tout d'abord par affinité pour moi, mon parcours personnel, ma pratique du chi cong me poussant à utiliser la respiration comme outil pour permettre à ma fille de se concentrer ou pour se calmer. Et d'autre part, le Professeur Hibou n'apparaissant que dans les situations de conflits, je n'ai pas su, avec cet outil, amener ma fille à une réflexion plus générale sur les dilemmes, les conflits auxquels nous sommes confrontés dans la vie et qui nous poussent à devoir comparer, évaluer, juger... Et ne pas se contenter d'un jugement basé sur le bien ou le mal, et le plus souvent pour mes enfants une seule perspective : ce qui a été fait est mal.

Voilà le petit retour que je peux vous faire sur monsieur Hibou, un arrière-goût d'inachevé pour moi en cette année chaotique (2019-2020). J'espère que ce témoignage vous servira à vos recherches et à l'évolution de cet outil pédagogique.



... / ... Lire la suite

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (30)  Voir?


Par Christophe (papa de A., 6 ans)


J'ai pu voir en quelques mois les progrès qu'elle a pu faire par l'adhésion à votre méthode d'enseignement. Je vous en remercie grandement.
Je pense que dans notre interaction ma fille utilise en particulier deux outils : la respiration et Professeur Hibou. Dans les deux cas, je dois souligner qu'elle fait appel à vos méthodes lorsque nous sommes en conflit. Ce qui me pousse à faire de même avec elle dans une certaine réciprocité.

La respiration :

Quand nous travaillons ensemble sur la lecture, l'écriture ou le calcul et que je perds patience quand elle ne se concentre pas ou qu'elle ne s'applique pas - situation malheureusement un peu fréquente. Elle a très souvent recours au stratagème suivant pour faire baisser la tension qu'elle sent poindre en moi : "Attends papa, je me concentre ! ". Elle fait quelques respirations accompagnées du mouvement de la main soulignant le chemin de l'air vers son ventre en me regardant dans les yeux pour souligner le sérieux de son action. Cela m'amuse et on repart sur quelque chose de plus détendu. Malheureusement pour elle cela ne marche pas toujours, j'ai mauvais caractère !

Professeur Hibou :

Le bien ou le mal ! C'est l'outil que NOUS utilisons lorsque ma fille ou moi-même estimons que l'un ou l'autre a effectué une mauvaise action. Pour ma part, je l'utilise quand les conflits avec son frère en viennent aux mains. Alix, ne fait pas appel vraiment au Professeur Hibou, elle me dit toujours : " Regarde dans ton cœur papa, est-ce que c'est bien ce que tu as fait ? ". Elle y a recours quasiment uniquement face à une situation qu'elle estime injuste.
Ce qui m'amuse beaucoup, c'est comment son petit frère s'en est emparé. Il a eu deux fois recours aux mêmes propos que sa sœur dans des situations analogues. Mimétisme ou compréhension de l'histoire que nous avait racontée sa sœur ?

Je dois avouer que progressivement par manque de continuité cette pratique diminue entre nous. J'en suis un peu responsable. Tout d'abord par affinité pour moi, mon parcours personnel, ma pratique du chi cong me poussant à utiliser la respiration comme outil pour permettre à ma fille de se concentrer ou pour se calmer. Et d'autre part, le Professeur Hibou n'apparaissant que dans les situations de conflits, je n'ai pas su, avec cet outil, amener ma fille à une réflexion plus générale sur les dilemmes, les conflits auxquels nous sommes confrontés dans la vie et qui nous poussent à devoir comparer, évaluer, juger... Et ne pas se contenter d'un jugement basé sur le bien ou le mal, et le plus souvent pour mes enfants une seule perspective : ce qui a été fait est mal.

Voilà le petit retour que je peux vous faire sur monsieur Hibou, un arrière-goût d'inachevé pour moi en cette année chaotique (2019-2020). J'espère que ce témoignage vous servira à vos recherches et à l'évolution de cet outil pédagogique.



Fermer

(15/06/2021 @ 19:45)

" Il faut urgemment mettre fin à l'obligation du port du masque pour les enfants. "  Voir?

Depuis le début de la crise sanitaire, le port du masque s'est généralisé partout et pour tout le monde. La psychothérapeute Marie-Estelle Dupont alerte sur ses effets psychologiques dramatiques pour les plus jeunes et insiste sur l'importance d'y mettre fin immédiatement.


Par Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne et psychothérapeute

Depuis toujours l'humanité surmonte guerres, maladies, famines. Fin 2019, un virus apparaît. Coup de tonnerre dans un ciel médical que nous espérions de plus en plus serein. Il est très contagieux. Mais très peu mortel. Ses symptômes sont nombreux, mais les personnes à risque rapidement identifiées. Il ne touche pour ainsi dire pas les enfants. Ils en seraient vecteurs, mais dans quelle mesure, on l'ignore. Nous sommes devenus si craintifs, si précautionneux, si orgueilleux aussi vis-à-vis de la mort, de la finitude, que nous avons oublié que la médecine n'est pas toute puissante et que les jeunes n'ont pas à porter les adultes. Alors on a fermé les écoles, un an aux États-Unis, quelques semaines en France. Et le masque s'est imposé, partout, tout le temps, sans que les pédiatres, psychologues et pédopsychiatres préoccupés par sa généralisation aux plus jeunes ne soient écoutés.

Rien n'a prouvé que le masque à l'école diminuait les transmissions, d'autant que les enfants l'enlèvent à la cantine, et le touchent pour le réajuster, ne le changent pas forcément, voire se le prêtent. Soyons honnêtes, même nous adultes le trouvons proprement insupportable pour se concentrer et discuter. Quel enfant le supporterait autrement que par une régression adaptative l'incitant à diminuer son traitement de l'information et son attention à l'environnement et à lui-même à un âge où il est supposé devenir conscient de son corps et apprendre à le maîtriser raisonnablement? Sans parler du climat de méfiance que cela instaure à un âge où la confiance en soi va de pair avec la confiance dans le monde. Sans parler de la culpabilisation qui pèse comme une épée de Damoclès, donnant un ton tragique et grave à chaque entrée à l'école. Quand on sait que l'anxiété et le stress sont corrélés négativement avec l'apprentissage [...]


>> Lire la suite

... / ... Lire la suite

" Il faut urgemment mettre fin à l'obligation du port du masque pour les enfants. "  Voir?

Depuis le début de la crise sanitaire, le port du masque s'est généralisé partout et pour tout le monde. La psychothérapeute Marie-Estelle Dupont alerte sur ses effets psychologiques dramatiques pour les plus jeunes et insiste sur l'importance d'y mettre fin immédiatement.


Par Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne et psychothérapeute

Depuis toujours l'humanité surmonte guerres, maladies, famines. Fin 2019, un virus apparaît. Coup de tonnerre dans un ciel médical que nous espérions de plus en plus serein. Il est très contagieux. Mais très peu mortel. Ses symptômes sont nombreux, mais les personnes à risque rapidement identifiées. Il ne touche pour ainsi dire pas les enfants. Ils en seraient vecteurs, mais dans quelle mesure, on l'ignore. Nous sommes devenus si craintifs, si précautionneux, si orgueilleux aussi vis-à-vis de la mort, de la finitude, que nous avons oublié que la médecine n'est pas toute puissante et que les jeunes n'ont pas à porter les adultes. Alors on a fermé les écoles, un an aux États-Unis, quelques semaines en France. Et le masque s'est imposé, partout, tout le temps, sans que les pédiatres, psychologues et pédopsychiatres préoccupés par sa généralisation aux plus jeunes ne soient écoutés.

Rien n'a prouvé que le masque à l'école diminuait les transmissions, d'autant que les enfants l'enlèvent à la cantine, et le touchent pour le réajuster, ne le changent pas forcément, voire se le prêtent. Soyons honnêtes, même nous adultes le trouvons proprement insupportable pour se concentrer et discuter. Quel enfant le supporterait autrement que par une régression adaptative l'incitant à diminuer son traitement de l'information et son attention à l'environnement et à lui-même à un âge où il est supposé devenir conscient de son corps et apprendre à le maîtriser raisonnablement? Sans parler du climat de méfiance que cela instaure à un âge où la confiance en soi va de pair avec la confiance dans le monde. Sans parler de la culpabilisation qui pèse comme une épée de Damoclès, donnant un ton tragique et grave à chaque entrée à l'école. Quand on sait que l'anxiété et le stress sont corrélés négativement avec l'apprentissage [...]


>> Lire la suite

Fermer

(01/06/2021 @ 12:16)

(01/06/2021 @ 12:09)

Jean-Michel Blanquer dit non à l'écriture inclusive à l'école  Voir?

À l'ère des luttes contre les discriminations sexistes, Jean-Michel Blanquer déclare interdite l'utilisation de l'écriture inclusive à l'école, notamment le point médian qui est utilisé pour faire apparaître les formes féminine et masculine d'un mot.


Par VERS LE HAUT (Think Tank dédié aux jeunes et à l’éducation)

"Cette écriture, qui se traduit par la fragmentation des mots et des accords, constitue un obstacle à la lecture et à la compréhension de l'écrit. L'impossibilité de transcrire à l'oral les textes recourant à ce type de graphie gêne la lecture à voix haute, comme la prononciation et, par conséquent, les apprentissages, notamment des plus jeunes. Enfin, contrairement à ce que pourrait suggérer l'adjectif « inclusive », une telle écriture constitue un obstacle pour l'accès à la langue d'enfants confrontés à certains handicaps ou troubles des apprentissages."

Jean-Michel Blanquer, dans ce bulletin officiel n°18 du 6 mai 2021, invite donc tous les enseignants à veiller à ce que ces règles grammaticales soient respectées pour garantir une bonne transmission de la langue française.


>> Lire le bulletin officiel

... / ... Lire la suite

Jean-Michel Blanquer dit non à l'écriture inclusive à l'école  Voir?

À l'ère des luttes contre les discriminations sexistes, Jean-Michel Blanquer déclare interdite l'utilisation de l'écriture inclusive à l'école, notamment le point médian qui est utilisé pour faire apparaître les formes féminine et masculine d'un mot.


Par VERS LE HAUT (Think Tank dédié aux jeunes et à l’éducation)

"Cette écriture, qui se traduit par la fragmentation des mots et des accords, constitue un obstacle à la lecture et à la compréhension de l'écrit. L'impossibilité de transcrire à l'oral les textes recourant à ce type de graphie gêne la lecture à voix haute, comme la prononciation et, par conséquent, les apprentissages, notamment des plus jeunes. Enfin, contrairement à ce que pourrait suggérer l'adjectif « inclusive », une telle écriture constitue un obstacle pour l'accès à la langue d'enfants confrontés à certains handicaps ou troubles des apprentissages."

Jean-Michel Blanquer, dans ce bulletin officiel n°18 du 6 mai 2021, invite donc tous les enseignants à veiller à ce que ces règles grammaticales soient respectées pour garantir une bonne transmission de la langue française.


>> Lire le bulletin officiel

Fermer

(01/06/2021 @ 12:03)

Education Pour le Bien de l'Enfant  Voir?


Qui sommes-nous ?

Nous sommes un collectif rassemblant des professionnels de l’éducation (Enseignants de la maternelle au supérieur, ATSEM, AESH, Animateurs périscolaires, Animateurs d’ALSH, Éducateurs, CPE, Surveillants scolaires, Agents communaux…).
Nous ne nous reconnaissons ni dans les mesures sanitaires actuelles, ni dans ce que devient l’éducation. Selon nous, il est temps qu’une autre voix se fasse enfin entendre. Nous avons rédigé collectivement un Manifeste pour réaffirmer nos missions au service de l’enfance et de la jeunesse.

Nous vous invitons à nous rejoindre et à exprimer vous aussi votre positionnement en le signant massivement en ligne et en le partageant largement.

Que nous soyons professionnels de l’éducation, parents, étudiants majeurs, élus ou citoyens, NOUS, adultes d’aujourd’hui, sommes responsables de la protection et de l’avenir des enfants et de la jeunesse...


>>lire le manifeste

... / ... Lire la suite

Education Pour le Bien de l'Enfant  Voir?


Qui sommes-nous ?

Nous sommes un collectif rassemblant des professionnels de l’éducation (Enseignants de la maternelle au supérieur, ATSEM, AESH, Animateurs périscolaires, Animateurs d’ALSH, Éducateurs, CPE, Surveillants scolaires, Agents communaux…).
Nous ne nous reconnaissons ni dans les mesures sanitaires actuelles, ni dans ce que devient l’éducation. Selon nous, il est temps qu’une autre voix se fasse enfin entendre. Nous avons rédigé collectivement un Manifeste pour réaffirmer nos missions au service de l’enfance et de la jeunesse.

Nous vous invitons à nous rejoindre et à exprimer vous aussi votre positionnement en le signant massivement en ligne et en le partageant largement.

Que nous soyons professionnels de l’éducation, parents, étudiants majeurs, élus ou citoyens, NOUS, adultes d’aujourd’hui, sommes responsables de la protection et de l’avenir des enfants et de la jeunesse...


>>lire le manifeste

Fermer

(01/06/2021 @ 11:59)

http://reseaueducation.blogspot.com/2021/05/cest-sur-les-conseils-du-demon-que-lon.html

«  C’est sur les conseils du démon que l’on inventa l’école. L’enfant aime la nature, on le parqua dans des salles closes. L’enfant aime voir son activité servir à quelque chose on fit en sorte qu’elle n’eut aucun but. Il aime bouger on l’oblige à se tenir immobile, il aime manier des objets, on le mit en contact avec des seules idées, il aime parler, on le contraignit au silence, il voudrait s’enthousiasmer, on invente les punitions. Alors les enfants apprirent ce qu’ils n’auraient jamais appris sans l’école, ils surent dissimuler, ils surent tricher, ils surent mentir.  »  ( Déclaration de A. S. Neill, pédagogue, 1883-1973, au rassemblement pour l’école nouvelle en 1921. )

... / ... Lire la suite

http://reseaueducation.blogspot.com/2021/05/cest-sur-les-conseils-du-demon-que-lon.html

«  C’est sur les conseils du démon que l’on inventa l’école. L’enfant aime la nature, on le parqua dans des salles closes. L’enfant aime voir son activité servir à quelque chose on fit en sorte qu’elle n’eut aucun but. Il aime bouger on l’oblige à se tenir immobile, il aime manier des objets, on le mit en contact avec des seules idées, il aime parler, on le contraignit au silence, il voudrait s’enthousiasmer, on invente les punitions. Alors les enfants apprirent ce qu’ils n’auraient jamais appris sans l’école, ils surent dissimuler, ils surent tricher, ils surent mentir.  »  ( Déclaration de A. S. Neill, pédagogue, 1883-1973, au rassemblement pour l’école nouvelle en 1921. )

Fermer

(16/05/2021 @ 12:11)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : mise en pratique à la maison (3)  Voir?

 


Les élèves qui connaissent « La leçon de Professeur Hibou » la transmettent rapidement dans leur famille et la mettent en application. Les enfants d’une classe maternelle  racontent.

 

-        A. : Maman est partie voir sa maman à l’hôpital. J’avais pleuré dans la voiture et j’avais écouté mon cœur. Mon cœur m’a dit de prendre soin des autres.

-      M. (très capricieuse avec sa mère) : mon cœur m’a dit d’écouter ma maman qui peut dire oui, qui peut dire non.

-       L. :   À la maison, Papa et Maman n’arrêtent pas de se disputer. Je leur dis d’écouter leur cœur.

-       N. : Mon cousin ne connaît pas  La leçon de Professeur Hibou, alors je lui explique.

-      L. : Quand papa me raconte l’histoire le soir, ça me fait écouter mon cœur et j’écoute Professeur Hibou.

... / ... Lire la suite

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : mise en pratique à la maison (3)  Voir?

 


Les élèves qui connaissent « La leçon de Professeur Hibou » la transmettent rapidement dans leur famille et la mettent en application. Les enfants d’une classe maternelle  racontent.

 

-        A. : Maman est partie voir sa maman à l’hôpital. J’avais pleuré dans la voiture et j’avais écouté mon cœur. Mon cœur m’a dit de prendre soin des autres.

-      M. (très capricieuse avec sa mère) : mon cœur m’a dit d’écouter ma maman qui peut dire oui, qui peut dire non.

-       L. :   À la maison, Papa et Maman n’arrêtent pas de se disputer. Je leur dis d’écouter leur cœur.

-       N. : Mon cousin ne connaît pas  La leçon de Professeur Hibou, alors je lui explique.

-      L. : Quand papa me raconte l’histoire le soir, ça me fait écouter mon cœur et j’écoute Professeur Hibou.

Fermer

(15/05/2021 @ 19:19)

(01/05/2021 @ 12:20)

Augmentation conséquente des violences en ligne en 2020  Voir?

Favorisées par les confinements successifs, les cyber-violences visant les mineurs ont bondi de 57 % en 2020. C’est le chiffre rapporté par l’association e-Enfance, qui gère une plateforme d’écoute dédiée à ces phénomènes.


Par VERS LE HAUT (Think Tank dédié aux jeunes et à l’éducation)

1 enfant sur 10 déclare avoir déjà été victime de cyber-harcèlement. Les principales raisons de ces violences sont pour 39 % des cas la jalousie ou l’envie, pour 33 % le physique et pour 22 %, ce sont des « vengeances ».

68 % des parents s’accordent sur le fait qu’il serait important de mettre en place ou de renforcer les sanctions à l’égard des cyber-harceleurs, et 51 % pensent avoir besoin d’une formation pour adultes, afin d'être sensibilisés aux risques des réseaux sociaux et des différents usages du numérique.

> Lire l'enquête de e-Enfance

Publié dans la LETTRE DE VEILLE N° 109 du 9 février 2021


... / ... Lire la suite

Augmentation conséquente des violences en ligne en 2020  Voir?

Favorisées par les confinements successifs, les cyber-violences visant les mineurs ont bondi de 57 % en 2020. C’est le chiffre rapporté par l’association e-Enfance, qui gère une plateforme d’écoute dédiée à ces phénomènes.


Par VERS LE HAUT (Think Tank dédié aux jeunes et à l’éducation)

1 enfant sur 10 déclare avoir déjà été victime de cyber-harcèlement. Les principales raisons de ces violences sont pour 39 % des cas la jalousie ou l’envie, pour 33 % le physique et pour 22 %, ce sont des « vengeances ».

68 % des parents s’accordent sur le fait qu’il serait important de mettre en place ou de renforcer les sanctions à l’égard des cyber-harceleurs, et 51 % pensent avoir besoin d’une formation pour adultes, afin d'être sensibilisés aux risques des réseaux sociaux et des différents usages du numérique.

> Lire l'enquête de e-Enfance

Publié dans la LETTRE DE VEILLE N° 109 du 9 février 2021


Fermer

(01/05/2021 @ 12:15)

Ce dont j’avais besoin, c’était la présence de professeurs !  Voir?

La fin de l’année scolaire est toujours aussi un adieu aux enseignants. Comment ont-ils agi dans leur quotidien scolaire ? Leurs réflexions personnelles et les témoignages des élèves révèlent les conditions décisives de la réussite dans la pratique.


Par Carl Bossard

«Que reste-t-il?», se demande un enseignant à la retraite. Depuis 40 ans, il a travaillé avec cœur et âme au sein de la même institution. Ce n’est plus une évidence aujourd’hui. Une fausse conformabilité et une adaptation tout-terrain n’étaient pas son truc. Quiconque le rencontrait ressentait une certaine sévérité, quelque chose d’exigeant.

Lorsqu’on l’a interrogé sur les sujets les plus importants de sa vie professionnelle au moment de l’adieu, il a déclaré, à la surprise générale: «Les insultes – les blessures involontaires que nous infligeons à nos élèves.» L’enseignant parlant ainsi, est conscient qu’il n’enseigne pas seulement les mathématiques ou l’allemand, il n’enseigne pas n’importe quelle matière. Non, il enseigne des adolescents. Et il sait une autre chose: devant les enfants et les adolescents se tient un être humain – avec toutes ses forces et ses faiblesses en même temps.

La question cruciale dans le quotidien scolaire

Dans la phrase inattendue, une attitude pédagogique de base transparaît. Elle a guidé le long travail de ce professeur : il a cherché à un enseignement ciblé d’empathie humaine ou à concilier l’engagement humaniste avec la résultante professionnelle. Il voulait laisser une impression durable, atteindre une «valeur ajoutée», mener à des expériences d’émerveillement. Et il l’a fait – avec des générations de jeunes gens qui ont fréquenté ses leçons. Le succès de son engagement n’avait qu’un seul motif : l’apprentissage de ses élèves. Mais il a ajouté de manière sibylline : « Aimerais-je aller à l’école dans ma classe ? » [...]


>> Lire la suite

... / ... Lire la suite

Ce dont j’avais besoin, c’était la présence de professeurs !  Voir?

La fin de l’année scolaire est toujours aussi un adieu aux enseignants. Comment ont-ils agi dans leur quotidien scolaire ? Leurs réflexions personnelles et les témoignages des élèves révèlent les conditions décisives de la réussite dans la pratique.


Par Carl Bossard

«Que reste-t-il?», se demande un enseignant à la retraite. Depuis 40 ans, il a travaillé avec cœur et âme au sein de la même institution. Ce n’est plus une évidence aujourd’hui. Une fausse conformabilité et une adaptation tout-terrain n’étaient pas son truc. Quiconque le rencontrait ressentait une certaine sévérité, quelque chose d’exigeant.

Lorsqu’on l’a interrogé sur les sujets les plus importants de sa vie professionnelle au moment de l’adieu, il a déclaré, à la surprise générale: «Les insultes – les blessures involontaires que nous infligeons à nos élèves.» L’enseignant parlant ainsi, est conscient qu’il n’enseigne pas seulement les mathématiques ou l’allemand, il n’enseigne pas n’importe quelle matière. Non, il enseigne des adolescents. Et il sait une autre chose: devant les enfants et les adolescents se tient un être humain – avec toutes ses forces et ses faiblesses en même temps.

La question cruciale dans le quotidien scolaire

Dans la phrase inattendue, une attitude pédagogique de base transparaît. Elle a guidé le long travail de ce professeur : il a cherché à un enseignement ciblé d’empathie humaine ou à concilier l’engagement humaniste avec la résultante professionnelle. Il voulait laisser une impression durable, atteindre une «valeur ajoutée», mener à des expériences d’émerveillement. Et il l’a fait – avec des générations de jeunes gens qui ont fréquenté ses leçons. Le succès de son engagement n’avait qu’un seul motif : l’apprentissage de ses élèves. Mais il a ajouté de manière sibylline : « Aimerais-je aller à l’école dans ma classe ? » [...]


>> Lire la suite

Fermer

(01/05/2021 @ 12:02)

Les dérives de l’éducation « positive », signe d’un besoin de changement  Voir?

Par Diane

Enseignante en maternelle depuis une quinzaine d’années, après avoir exercé en élémentaire, j’ai l’opportunité d’observer au quotidien l’impact sur les parents et les élèves d’un nouveau cadre éducatif issu essentiellement des neurosciences, de la psychologie positive(1) et de la communication non violente(2), appelé « éducation positive ».

Faisant suite à l’autoritarisme mutilant de l’éducation traditionnelle qui imposait sans délicatesse les règles de comportement, et suite au laxisme post 68 qui a fait de l’enfant-roi le tyran de ses parents, on a vu naître les principes de la parentalité positive. L’intention salutaire de ce nouveau courant est de donner la priorité à la qualité des relations instaurées dans la famille, à la prise en compte des désirs et des besoins de l’enfant et au cadre bienveillant.

Sur le terrain, j’ai vu évoluer de façon nettement positive les relations entre les parents et leurs enfants. Cependant, je constate que l’application sans discernement de certains principes nourrit plus l’égocentrisme et la dépendance qu’elle ne fait naître l’autonomie et la responsabilité. La confusion règne entre les besoins de l’être en développement et ses désirs chimériques, entre la dignité du jeune être humain et son illusion de toute- puissance, entre la conscience qui touche à l’Universel et la personnalité qui s’adapte au monde…

L’éducation « positive », tout comme la société dont elle est issue, ignore l’ouverture à la dimension intérieure, spirituelle(3), chez l’enfant, qui est pourtant fondamentale pour que celui-ci grandisse de façon équilibrée, avec toutes les composantes de son être. Mettre les désirs et les volontés de l’enfant au centre de toutes les attentions en négligeant les besoins de son âme conduit à de nouvelles dérives. [...]


>> Lire la suite

... / ... Lire la suite

Les dérives de l’éducation « positive », signe d’un besoin de changement  Voir?

Par Diane

Enseignante en maternelle depuis une quinzaine d’années, après avoir exercé en élémentaire, j’ai l’opportunité d’observer au quotidien l’impact sur les parents et les élèves d’un nouveau cadre éducatif issu essentiellement des neurosciences, de la psychologie positive(1) et de la communication non violente(2), appelé « éducation positive ».

Faisant suite à l’autoritarisme mutilant de l’éducation traditionnelle qui imposait sans délicatesse les règles de comportement, et suite au laxisme post 68 qui a fait de l’enfant-roi le tyran de ses parents, on a vu naître les principes de la parentalité positive. L’intention salutaire de ce nouveau courant est de donner la priorité à la qualité des relations instaurées dans la famille, à la prise en compte des désirs et des besoins de l’enfant et au cadre bienveillant.

Sur le terrain, j’ai vu évoluer de façon nettement positive les relations entre les parents et leurs enfants. Cependant, je constate que l’application sans discernement de certains principes nourrit plus l’égocentrisme et la dépendance qu’elle ne fait naître l’autonomie et la responsabilité. La confusion règne entre les besoins de l’être en développement et ses désirs chimériques, entre la dignité du jeune être humain et son illusion de toute- puissance, entre la conscience qui touche à l’Universel et la personnalité qui s’adapte au monde…

L’éducation « positive », tout comme la société dont elle est issue, ignore l’ouverture à la dimension intérieure, spirituelle(3), chez l’enfant, qui est pourtant fondamentale pour que celui-ci grandisse de façon équilibrée, avec toutes les composantes de son être. Mettre les désirs et les volontés de l’enfant au centre de toutes les attentions en négligeant les besoins de son âme conduit à de nouvelles dérives. [...]


>> Lire la suite

Fermer

(15/04/2021 @ 19:00)

http://reseaueducation.blogspot.com/2021/04/un-etat-totalitaire-vraiment-efficient.html

«  Un état totalitaire vraiment efficient serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude. La leur faire aimer, telle est la tâche assignée dans les états totalitaires d’aujourd’hui aux rédacteurs en chef des journaux, aux maîtres d’école…  »  ( Aldous Huxley, journaliste et romancier, 1894-1963)

... / ... Lire la suite

http://reseaueducation.blogspot.com/2021/04/un-etat-totalitaire-vraiment-efficient.html

«  Un état totalitaire vraiment efficient serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude. La leur faire aimer, telle est la tâche assignée dans les états totalitaires d’aujourd’hui aux rédacteurs en chef des journaux, aux maîtres d’école…  »  ( Aldous Huxley, journaliste et romancier, 1894-1963)

Fermer

(01/04/2021 @ 19:38)

La souffrance indolore des adolescents de l’ère Covid  Voir?

CHRONIQUE. Vivent-ils des heures sombres ? Les ados traversent ces temps-ci quelque chose, mais ne savent pas trop quoi. Et ni les responsables politiques, ni les adultes autour d’eux ne parviennent à leur tenir un discours encourageant et construit.


Par Mara Goyet (Essayiste)

« Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ? » Pourquoi pensé-je à ce vers de Victor Hugo ? C’est précisément le contraire que j’observe depuis les fenêtres de ma salle de classe. À regarder les élèves dans la cour de récréation, on se croirait un jour ordinaire d’une année comme les autres. Mais masquée. C’est une banalité : les enfants sont d’une vitalité sans pareille. Peut-on pour autant parler d’insouciance ?

C’est toujours dans les détails, les remarques incidentes que se révèle le fond de l’affaire. Depuis le début de la pandémie, à chaque événement, allocution ou restriction, une question revient chez les élèves de manière récurrente voire obsessionnelle : ce que nous vivons actuellement sera-t-il un jour étudié à l’école, figurera-t-il dans les manuels scolaires ?

Les jeunes adolescents traversent ces temps-ci quelque chose, mais ne savent pas trop ce qu’ils endurent. Ce n’est ni une guerre ni un séisme ; ils ne voient ni ruines ni cadavres. Cela ne ressemble à rien de ce qu’ils étudient en classe et pourtant cela semble sérieux. Ils éprouvent une souffrance le plus souvent indolore et, entre deux discours institutionnels consacrés à la menace virale ou terroriste, ils reprennent leur vie de collégien. De fait, l’impression de lassitude ou de tristesse qui les saisit est si diffuse et incertaine qu’elle aurait besoin, pour être identifiée, d’une autorité éclairée.

C’est là que le bât blesse. Ni les responsables politiques, la plupart du temps dépassés, pragmatiques ou en pleine contradiction, ni les adultes autour d’eux, qui pataugent dans le même marigot trouble, ne parviennent à tenir un discours cohérent, encourageant et construit à leur endroit. Vivent-ils des heures sombres ? Est-ce grave ou épisodique ? Quelle est leur place dans l’Histoire mondiale ?

Au nom d’une prétendue normalité que tout dément, mais considérée comme salvatrice, on promène ainsi des adolescents sur lesquels on ne veille que d’un œil, notamment parce qu’ils ne sont pas considérés comme vulnérables. Qu’ils aillent en classe, qu’ils fassent leurs devoirs et respectent les gestes barrières tient lieu de programme à leur intention. Ce qu’ils vivent ou en pensent ? Trop peu s’en soucient.

Faute de trouver les éclairages hic et nunc, les collégiens s’en remettent ainsi au jugement de l’Histoire, unique figure d’autorité à leurs yeux, capable de les aider. Elle seule semble à même d’estampiller le quotidien informe et confus qui est le leur, de lui donner un sens rétrospectif. En outre, un label historique serait une juste reconnaissance de ce que cette jeunesse traverse collectivement en solitaire.

Sans pesanteur excessive ni grandiloquence, on repère ainsi, dans cette référence permanente à l’histoire, une imperceptible angoisse eschatologique tapie sous l’effervescence enfantine : à la fin des fins, faute d’avoir pu vivre une vie de collégien normale, moment clé de notre roman d’apprentissage avec son lot traditionnel de jours ingrats et de souvenirs bancals à chérir ou bannir pour toute la vie, restera-t-il au moins quelque chose de cette période ? Il y a là comme un pari pour ses adolescents embarqués si jeunes dans un monde anxiogène : pile, tout sera oublié ; face : il en restera quelque chose. On mesure l’enjeu existentiel et personnel de l’affaire.
Où vont ces enfants qui tous continuent à rire ? Les collégiens attendent visiblement une réponse. Maintenant et de notre part si possible. 

Réf. La chronique de l’Obs du 21.01.21



... / ... Lire la suite

La souffrance indolore des adolescents de l’ère Covid  Voir?

CHRONIQUE. Vivent-ils des heures sombres ? Les ados traversent ces temps-ci quelque chose, mais ne savent pas trop quoi. Et ni les responsables politiques, ni les adultes autour d’eux ne parviennent à leur tenir un discours encourageant et construit.


Par Mara Goyet (Essayiste)

« Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ? » Pourquoi pensé-je à ce vers de Victor Hugo ? C’est précisément le contraire que j’observe depuis les fenêtres de ma salle de classe. À regarder les élèves dans la cour de récréation, on se croirait un jour ordinaire d’une année comme les autres. Mais masquée. C’est une banalité : les enfants sont d’une vitalité sans pareille. Peut-on pour autant parler d’insouciance ?

C’est toujours dans les détails, les remarques incidentes que se révèle le fond de l’affaire. Depuis le début de la pandémie, à chaque événement, allocution ou restriction, une question revient chez les élèves de manière récurrente voire obsessionnelle : ce que nous vivons actuellement sera-t-il un jour étudié à l’école, figurera-t-il dans les manuels scolaires ?

Les jeunes adolescents traversent ces temps-ci quelque chose, mais ne savent pas trop ce qu’ils endurent. Ce n’est ni une guerre ni un séisme ; ils ne voient ni ruines ni cadavres. Cela ne ressemble à rien de ce qu’ils étudient en classe et pourtant cela semble sérieux. Ils éprouvent une souffrance le plus souvent indolore et, entre deux discours institutionnels consacrés à la menace virale ou terroriste, ils reprennent leur vie de collégien. De fait, l’impression de lassitude ou de tristesse qui les saisit est si diffuse et incertaine qu’elle aurait besoin, pour être identifiée, d’une autorité éclairée.

C’est là que le bât blesse. Ni les responsables politiques, la plupart du temps dépassés, pragmatiques ou en pleine contradiction, ni les adultes autour d’eux, qui pataugent dans le même marigot trouble, ne parviennent à tenir un discours cohérent, encourageant et construit à leur endroit. Vivent-ils des heures sombres ? Est-ce grave ou épisodique ? Quelle est leur place dans l’Histoire mondiale ?

Au nom d’une prétendue normalité que tout dément, mais considérée comme salvatrice, on promène ainsi des adolescents sur lesquels on ne veille que d’un œil, notamment parce qu’ils ne sont pas considérés comme vulnérables. Qu’ils aillent en classe, qu’ils fassent leurs devoirs et respectent les gestes barrières tient lieu de programme à leur intention. Ce qu’ils vivent ou en pensent ? Trop peu s’en soucient.

Faute de trouver les éclairages hic et nunc, les collégiens s’en remettent ainsi au jugement de l’Histoire, unique figure d’autorité à leurs yeux, capable de les aider. Elle seule semble à même d’estampiller le quotidien informe et confus qui est le leur, de lui donner un sens rétrospectif. En outre, un label historique serait une juste reconnaissance de ce que cette jeunesse traverse collectivement en solitaire.

Sans pesanteur excessive ni grandiloquence, on repère ainsi, dans cette référence permanente à l’histoire, une imperceptible angoisse eschatologique tapie sous l’effervescence enfantine : à la fin des fins, faute d’avoir pu vivre une vie de collégien normale, moment clé de notre roman d’apprentissage avec son lot traditionnel de jours ingrats et de souvenirs bancals à chérir ou bannir pour toute la vie, restera-t-il au moins quelque chose de cette période ? Il y a là comme un pari pour ses adolescents embarqués si jeunes dans un monde anxiogène : pile, tout sera oublié ; face : il en restera quelque chose. On mesure l’enjeu existentiel et personnel de l’affaire.
Où vont ces enfants qui tous continuent à rire ? Les collégiens attendent visiblement une réponse. Maintenant et de notre part si possible. 

Réf. La chronique de l’Obs du 21.01.21



Fermer

(01/04/2021 @ 19:31)

Préserver l'innocence des enfants  Voir?



Ariane Bilheran, psychologue clinicienne et docteur en psychopathologie, auteur du livre "L'imposture des droits sexuels", présente le livre "Préserver l'innocence des enfants", paru aux éditions du Bien Commun, ainsi que son auteur le Dr Régis Brunod.

... / ... Lire la suite

Préserver l'innocence des enfants  Voir?



Ariane Bilheran, psychologue clinicienne et docteur en psychopathologie, auteur du livre "L'imposture des droits sexuels", présente le livre "Préserver l'innocence des enfants", paru aux éditions du Bien Commun, ainsi que son auteur le Dr Régis Brunod.

Fermer

(01/04/2021 @ 19:14)

Lettre ouverte au Président  Voir?

Par Mehdi MARION. Animateur, fonctionnaire et déserteur de l’armée des « enfants soldats ».

"Monsieur le Président,

Je ne suis pas sûr que cette profession de foi vous parvienne mais à l’heure où les ministres tweetent les dernières informations avant de prévenir leurs propres équipes j’ai bon espoir que les réseaux sociaux s’organisent pour rendre cela possible.

Issus de l’éducation populaire je fais partie de la génération des animateurs socio-culturel qui ont construit tous leurs projets éducatifs et pédagogiques autour de la notion du bien être de l’enfant et de son développement. C’est à ce titre que je vous fais parvenir ce que vous êtes libre de considérer comme une simple note de service d’un fonctionnaire.

Le 16 mars 2020 vous avez parlé d’une guerre et de ses héros. Presque un an après en mon âme et conscience, je passe outre le fameux devoir de réserve auquel je suis soumis pour faire valoir mon droit de parent et de citoyen afin de défendre une des valeurs de la république : les enfants de sa patrie.

Monsieur le Président, vous avez parlé de guerre et de héros, je l’ai entendu, nous l’avons entendu. Pour cela mes confrères et consœurs de l’éducation populaire et de l’éducation nationale et moi-même avons appliqué dans nos structures, écoles, MJC, centres sociaux, associations et j’en passe différents protocoles sanitaires émanant de généraux dépassés et désorganisés. C’est souvent le cas dans une guerre en alors braves petits soldats soucieux de sauver la patrie, Nous, les animateurs et équipes municipales ou associatives qui intervenons auprès des enfants sur tous les temps péri et extrascolaires, sur les temps de restauration et sur les services minimum d’accueil quand ils sont nécessaires, nous nous sommes organisés, réorganisés, adaptés, réadaptés afin d’appliquer les ordres sans trop les discuter parce qu’après tout c’est la guerre.

Pour ma part et celle de tous mes collègues de France et de Navarre qui j’espère ne m’en voudront pas de parler en leur nom, l’Enfant, les enfants, nos enfants, mes enfants ont toujours été et seront toujours au cœur de ces aménagements.

Comment appliquer au mieux cette fameuse distanciation sociale, ces gestes barrières tout en préservant leur développement au fil de ces désormais trop nombreuses batailles ? Car voilà, Monsieur le Président, si des batteries de psychiatres alertent dans les médias sur le fait des dangers d’un énième confinement, ils ne sont pas assez nombreux, ou pas assez bruyants à pointer les dangers que représente la collectivité que nous leur obligeons à vivre depuis bientôt une année.

Vous avez parlé de la guerre et de ses héros ô combien nécessaires, mais au-delà des dommages collatéraux que je ne suis pas en mesure légitime de défendre (restauration, culture, hepad…) vous ne nous avez jamais annoncé qu’il faudrait aussi des enfants soldats pour combattre l’ennemi.

Est-ce à cela que vous aviez pensé pour la défense de notre mère patrie ? Car c’est bien cela qu’ils sont devenus aujourd’hui vous pouvez me croire Monsieur le Président : des enfants soldats.

Au front tous les jours. Le prix qu’ils payent se fait désormais sentir, il est visible et s’entend. Le malaise est installé. Des enfants soldats masqués dès leur 6 ans, de 7h30 à 18h30 pour certains et ce cinq jours par semaine et même pendant les vacances. Ils n’ont le droit de dévoiler leur sourire que pour se sustenter le midi ou à l’heure du gouter. Et encore, ils sont organisés en véritables garnisons. En élémentaire, depuis septembre 2020 ils sont parqués, oui parqués car les espaces nécessaires suggérés par les protocoles sont inexistants ou insuffisants et obligent les équipe professionnelles que nous sommes à délimiter des zones. Et je ne parle pas du jeu de la balle au prisonnier Monsieur le Président… Dans cette même zone qui leur est attribuée depuis septembre 2020 ils sont restreints à n’être qu’avec certains de leurs camarades, vous avez dû entendre parler de ce fameux ‘non brassage’ des classes ou des groupes. Leurs jeux sont limités et souvent répétitifs malgré toute la bonne volonté et l’imagination sans bornes des équipes.

Si nous sommes bien en guerre Monsieur le Président, alors j’ai le devoir de vous informer que c’est une guerre sale. Quelle nation sommes-nous pour sacrifier ainsi l’essence même de la vie et de l’innocence par peur de mourir ?

Une de mes filles est en sixième et n’a jamais vu le visage de ses nouveaux camarades venus d’autres écoles. Les élèves de CP n’ont jamais joués avec les plus grands dans la cour. Les petites sections de maternelle n’ont encore rien appris des interactions qu’offrent normalement la collectivité.

Puisque nous en sommes à nous dire les choses Monsieur le Président, les protocoles que je m’efforce d’appliquer en bon fonctionnaire, en plus de miner le moral et la motivation des équipes n’ont aucun sens. Comment pourraient-ils en avoir, rédigés par des technocrates qui n’ont pas vu une cour d’école, une cantine ou un centre de loisir depuis des dizaines d’années.

Des enfants soldats voici les victimes de cette guerre Monsieur le Président. Dociles et résignés comme aucun enfant, nul part dans ce monde ne devrait l’être, et certainement pas en France !

Le confinement alerte sur les violences domestiques que vivent certains enfants, c’est une triste réalité que vous avez le devoir de combattre. Et bien de mon point de vue, votre fonction exige aussi que vous preniez en considération la souffrance devenue quotidienne des enfants scolarisés dans notre pays. Il en est de votre responsabilité Monsieur le Président, la mienne est de vous en faire part.

Les travailleurs sociaux, les animateurs socio-culturels que nous sommes n’arrivons plus à faire rentrer des carrés dans des ronds, nous continuerons de nous y efforcer parce que c’est la guerre, et que la vie continue, mais nous refusons que nos enfants en payent le prix fort.

Les symptômes sont visibles, nos enfants sont malades, pas besoin de leur trifouiller le nez dans leurs établissements scolaires pour les tester. Nous sommes le test est le résultat est on ne peut plus négatif ! Nos enfants jouent moins, sourient moins, rient moins, s’isolent plus ! Ils apprennent moins, sont conscients d’être plus agités, violents et tristes pour certains. Les médias les abreuvent tous les jours de chiffres morbides, car oui voyez-vous, ils entendent tout, voient out, ressentent tout et malheureusement n’arrivent pas toujours à l’exprimer, alors ils souffrent. Ils souffrent à cause de moi, ils souffrent à cause de vous.

Voilà Monsieur le Président, j’ai fini ma bafouille. Puisse-t-elle vous parvenir. Je n’ai pas de conseil à vous donner mais je suis convaincu que museler et restreindre nos enfants n’est pas la bonne façon de faire. Les effets de ces choix ne participent en rien à l’effort de guerre et au contraire ne font qu’augmenter le nombre des victimes en diminuant nos forces armées de demain."


Publié sur Facebook

... / ... Lire la suite

Lettre ouverte au Président  Voir?

Par Mehdi MARION. Animateur, fonctionnaire et déserteur de l’armée des « enfants soldats ».

"Monsieur le Président,

Je ne suis pas sûr que cette profession de foi vous parvienne mais à l’heure où les ministres tweetent les dernières informations avant de prévenir leurs propres équipes j’ai bon espoir que les réseaux sociaux s’organisent pour rendre cela possible.

Issus de l’éducation populaire je fais partie de la génération des animateurs socio-culturel qui ont construit tous leurs projets éducatifs et pédagogiques autour de la notion du bien être de l’enfant et de son développement. C’est à ce titre que je vous fais parvenir ce que vous êtes libre de considérer comme une simple note de service d’un fonctionnaire.

Le 16 mars 2020 vous avez parlé d’une guerre et de ses héros. Presque un an après en mon âme et conscience, je passe outre le fameux devoir de réserve auquel je suis soumis pour faire valoir mon droit de parent et de citoyen afin de défendre une des valeurs de la république : les enfants de sa patrie.

Monsieur le Président, vous avez parlé de guerre et de héros, je l’ai entendu, nous l’avons entendu. Pour cela mes confrères et consœurs de l’éducation populaire et de l’éducation nationale et moi-même avons appliqué dans nos structures, écoles, MJC, centres sociaux, associations et j’en passe différents protocoles sanitaires émanant de généraux dépassés et désorganisés. C’est souvent le cas dans une guerre en alors braves petits soldats soucieux de sauver la patrie, Nous, les animateurs et équipes municipales ou associatives qui intervenons auprès des enfants sur tous les temps péri et extrascolaires, sur les temps de restauration et sur les services minimum d’accueil quand ils sont nécessaires, nous nous sommes organisés, réorganisés, adaptés, réadaptés afin d’appliquer les ordres sans trop les discuter parce qu’après tout c’est la guerre.

Pour ma part et celle de tous mes collègues de France et de Navarre qui j’espère ne m’en voudront pas de parler en leur nom, l’Enfant, les enfants, nos enfants, mes enfants ont toujours été et seront toujours au cœur de ces aménagements.

Comment appliquer au mieux cette fameuse distanciation sociale, ces gestes barrières tout en préservant leur développement au fil de ces désormais trop nombreuses batailles ? Car voilà, Monsieur le Président, si des batteries de psychiatres alertent dans les médias sur le fait des dangers d’un énième confinement, ils ne sont pas assez nombreux, ou pas assez bruyants à pointer les dangers que représente la collectivité que nous leur obligeons à vivre depuis bientôt une année.

Vous avez parlé de la guerre et de ses héros ô combien nécessaires, mais au-delà des dommages collatéraux que je ne suis pas en mesure légitime de défendre (restauration, culture, hepad…) vous ne nous avez jamais annoncé qu’il faudrait aussi des enfants soldats pour combattre l’ennemi.

Est-ce à cela que vous aviez pensé pour la défense de notre mère patrie ? Car c’est bien cela qu’ils sont devenus aujourd’hui vous pouvez me croire Monsieur le Président : des enfants soldats.

Au front tous les jours. Le prix qu’ils payent se fait désormais sentir, il est visible et s’entend. Le malaise est installé. Des enfants soldats masqués dès leur 6 ans, de 7h30 à 18h30 pour certains et ce cinq jours par semaine et même pendant les vacances. Ils n’ont le droit de dévoiler leur sourire que pour se sustenter le midi ou à l’heure du gouter. Et encore, ils sont organisés en véritables garnisons. En élémentaire, depuis septembre 2020 ils sont parqués, oui parqués car les espaces nécessaires suggérés par les protocoles sont inexistants ou insuffisants et obligent les équipe professionnelles que nous sommes à délimiter des zones. Et je ne parle pas du jeu de la balle au prisonnier Monsieur le Président… Dans cette même zone qui leur est attribuée depuis septembre 2020 ils sont restreints à n’être qu’avec certains de leurs camarades, vous avez dû entendre parler de ce fameux ‘non brassage’ des classes ou des groupes. Leurs jeux sont limités et souvent répétitifs malgré toute la bonne volonté et l’imagination sans bornes des équipes.

Si nous sommes bien en guerre Monsieur le Président, alors j’ai le devoir de vous informer que c’est une guerre sale. Quelle nation sommes-nous pour sacrifier ainsi l’essence même de la vie et de l’innocence par peur de mourir ?

Une de mes filles est en sixième et n’a jamais vu le visage de ses nouveaux camarades venus d’autres écoles. Les élèves de CP n’ont jamais joués avec les plus grands dans la cour. Les petites sections de maternelle n’ont encore rien appris des interactions qu’offrent normalement la collectivité.

Puisque nous en sommes à nous dire les choses Monsieur le Président, les protocoles que je m’efforce d’appliquer en bon fonctionnaire, en plus de miner le moral et la motivation des équipes n’ont aucun sens. Comment pourraient-ils en avoir, rédigés par des technocrates qui n’ont pas vu une cour d’école, une cantine ou un centre de loisir depuis des dizaines d’années.

Des enfants soldats voici les victimes de cette guerre Monsieur le Président. Dociles et résignés comme aucun enfant, nul part dans ce monde ne devrait l’être, et certainement pas en France !

Le confinement alerte sur les violences domestiques que vivent certains enfants, c’est une triste réalité que vous avez le devoir de combattre. Et bien de mon point de vue, votre fonction exige aussi que vous preniez en considération la souffrance devenue quotidienne des enfants scolarisés dans notre pays. Il en est de votre responsabilité Monsieur le Président, la mienne est de vous en faire part.

Les travailleurs sociaux, les animateurs socio-culturels que nous sommes n’arrivons plus à faire rentrer des carrés dans des ronds, nous continuerons de nous y efforcer parce que c’est la guerre, et que la vie continue, mais nous refusons que nos enfants en payent le prix fort.

Les symptômes sont visibles, nos enfants sont malades, pas besoin de leur trifouiller le nez dans leurs établissements scolaires pour les tester. Nous sommes le test est le résultat est on ne peut plus négatif ! Nos enfants jouent moins, sourient moins, rient moins, s’isolent plus ! Ils apprennent moins, sont conscients d’être plus agités, violents et tristes pour certains. Les médias les abreuvent tous les jours de chiffres morbides, car oui voyez-vous, ils entendent tout, voient out, ressentent tout et malheureusement n’arrivent pas toujours à l’exprimer, alors ils souffrent. Ils souffrent à cause de moi, ils souffrent à cause de vous.

Voilà Monsieur le Président, j’ai fini ma bafouille. Puisse-t-elle vous parvenir. Je n’ai pas de conseil à vous donner mais je suis convaincu que museler et restreindre nos enfants n’est pas la bonne façon de faire. Les effets de ces choix ne participent en rien à l’effort de guerre et au contraire ne font qu’augmenter le nombre des victimes en diminuant nos forces armées de demain."


Publié sur Facebook

Fermer

(01/04/2021 @ 19:06)

Dernière mise à jour : 28/09/2021 @ 11:46

Visites

 957577 visiteurs

 1 visiteur en ligne

 
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
k
1
5
2
f
3
w
4
k
5
k
6
x
7
a
8
X
9
9
10
Recopiez les 5 caractères du code ci-dessus (en respectant majuscules/minuscules) selon les positions indiquées ci-dessous :
1-2-8-10-7
158 Abonnés